Déterrer!

Se souvenir de Violetta sera toujours le « fantôme » de la dame aux Camelias. J’aime les fantômes, ou du moins, je ne peux pas faire autrement que les aimer. Aujourd’hui quelqu’un m’a dit « qu’est ce que tu es allé déterrer ce roman ». C’est exactement ca, je trouve ca génial! se dire que l’on a deterré ce roman: travailler avec une Histoire Morte. C’est Exactement ca.

Tout est fait, tout est déja passé: l’histoire est Morte/ Marguerite est Morte. Il ne reste que le cadavre de l’histoire/cadavre de Marguerite.

Encore cet endroit « d’apres la bataille » comme dans Andromaque.

Encore cet endroit de la Melancolie. Mélancolie d’avoir perdu quelque chose: une Femme/ un Amour/un Eden/ l’Enfance/la Jeunesse. Il n’y a rien.

Au sol les vestiges de l’histoire et l’attente, surtout l’attente de la mort.

Il y a une Phrase que je trouve tres belle: c’est Barthe qui la cite dans son journal qu’il a écrit au deces de sa mère, elle est de Proust:

« Cette Incomprehensible contradiction du Souvenir et du Néant ». c’est a cet endroit que nous sommes.

CG.

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