Génie du non-lieu. Air, poussière, empreinte, hantise.

De Georges Didi- Huberman

« Juste retour des cendres » écrit Derrida. Si les choses de l’art commencent souvent au rebours des choses de la vie, c’est que l‘image, mieux que tout autre chose, probablement, manifeste cet état de survivance qui n’appartient ni a la vie tout à fait, ni a la mort tout à fait, mais à un genre d’état aussi paradoxal que celui des spectres qui, sans relâche, mettent du dedans notre mémoire en mouvement. L’image serait à penser comme une cendre vivante. Déjà, Nietzsche affirmait que « notre monde tout entier est la cendre d’innombrables êtres vivants »- refusant par conséquent « de dire que la mort serait opposée à la vie ».

 » La poussière générale », le silence inhérent aux Delocazioni ne sont probablement pas à tirer du côté d’une vague « mélancolie »- à moins de comprendre, sous ce terme, l’essentielle violence qu’il recèle. Dans les grisailles de Parmigiani, « la dimension panique n’est jamais loin d’affleurer »

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