LE CYCLE FRATERNITÉ / LES ENGLOUTIS

Ce projet de film est lié au travail que nous faisons depuis maintenant 4 ans à la maison centrale d’Arles. Ce film ne sera en aucun cas un film documentaire, il ne sera en aucun cas un sujet de plus sur la prison.
Ce film sera puissamment une fiction.
Ces hommes ne nous parlent que d’une seule chose : du temps.

© Jean-Louis Fernandez

On a demandé aux humains qui devaient continuer le monde de se compter.
Certains Hommes commencèrent à déclarer leurs Engloutis.
À nous déclarer disparus. Et d’autres refusèrent, car beaucoup d’entre eux pensèrent que la violence des Grandes Eaux nous avait probablement emmené à l’autre bout du continent, et qu’il fallait simplement être patient, qu’il fallait attendre : le temps qu’on se réveille, que l’on retrouve le chemin de notre maison, et que nous revenions enfin…
C’est alors que pour faciliter les recherches, le gouvernement du nouveau monde accorda la construction de cabines dans chaque ville, dans chaque pays, où tous les Hommes pouvaient aller laisser des messages vidéo que d’autres pouvaient consulter au cas où ils y reconnaitraient un frère, un père ou une femme longtemps aimée.

Chaque jour, nos familles rentraient dans ces lieux pour nous déposer des messages.
Beaucoup d’entre eux ne cesseraient de nous chercher, ils ne cesseraient d’attendre. Des années passèrent,
10 ans, 20 ans, 30 ans…
Mais nous étions toujours introuvables. Personne jamais n’était revenu.
Durant ces années, ces lieux de l’attente se sont remplis des plus grands chagrins mêlés aux plus grands espoirs. Certains voulaient fermer ces lieux imaginés par le gouvernement du nouveau monde pensant que cela entretenait un espoir vain et ne permettait pas aux familles de faire leurs deuils. D’autres au contraire désiraient laisser ces lieux comme on laisse des temples exister pour les générations futures. Pour ne pas oublier.

Extrait du scénario des Engloutis de Caroline Guiela Nguyen

2021
Les Engloutis  FILM

Sélection nationale et internationale du Festival de court-métrage de Clermont-Ferrand 2022

Le court-métrage outrepasse tous les enjeux sociaux et thérapeutiques qu’on prête habituellement aux ateliers théâtraux en prison. Caroline Guiela Nguyen filme la poésie des visages, et réussit à dire par là que n’importe quel homme a le droit à la fiction

Libération 11.09.21

PROJECTIONS

2021
14 juillet — Première projection dans le cadre des TERRITOIRES CINÉMATOGRAPHIQUES

13 octobre — projection au Cinéma le Nouvel Odéon, Paris 6e

du 12 au 15 novembre — projection au Parvis, scène nationale de Tarbes

27 décembre — projection au Studio Film und Bühne, Vienne, Autriche

2022
8 janvier — projection au cinéma Lumière Bellecour, Lyon

du 28 janvier au 5 février— sélection nationale et internationale au Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand

22 février — projection au TNB, Rennes

du 30 mars au 9 avril — focus France du 5e Festival international des Signes, Italie

8 avril — médiathèque de Martigues

4 mai – Lieux fictifs, Marseille

15 juin — sélection Panorama, Festival Côté Court, Pantin

2 juillet – Concertina, rencontres estivales autour des enfermements, Dieulefit

septembre — Les Chichas de la pensée – Festival d’Automne, Théâtre de la Ville, Paris

 2023
25 février — La Comédie de Clermont-Ferrand


Scénario et réalisation Caroline Guiela Nguyen
Script doctor Juliette Alexandre
Chef opérateur Augustin Barbaroux 

Avec
Dan Artus, Ava Baya, Pascal Chazel, Sheila Coren Tissot, Anthony Costes, Sayyid El Alami, Galynette, Violette Garo, Adeline Guillot, Cédric Luste, Laure Mathis, Nino, Alexandre Pallu, Jean Ruimi, Esteban Sanchez, Michel W., Manon Worms, Léon Zongo 

1ère assistant réalisatrice Claudia Lopez Lucia 
2nde assistante réalisatrice Claire Calvi
1er assistante opérateur Jonas Gayraud
Cheffe décoratrice Alice Duchange 
Assistant décorateur Jules Bouteleux
Chef costumier Benjamin Moreau
Ingénieur du son Gaël Eléon
Chef électricien Colin Lefebvre 
Chef machiniste Pierre Marion-Andrès
Régisseur général Alexandre Kassis
Stagiaire régie Kenza Vannoni
Montage image Juliette Alexandre
Créateur musical Antoine Richard

Production Les Films du Worso (Sylvie Pialat – Benoit Quainon) ; Les Hommes Approximatifs